Cette année scolaire aurait du être parfaite, tout était bien préparé dans mes Cahiers, mes pensées bien rassemblées, je savais quelles directions je voulais donner à ma classe cette année, en plus pour la première fois, je prenais la direction de l'école.
Dans ma tête, je n'avais pas prévu d'attraper ce virus qui me couche,brûlante de fièvres depuis 10 jours, qui m'empêche de serrer mes enfants dans mes bras, qui m'oblige à me tenir pour me mettre debout. Dans ma tête, j'aurais continué à aller à l'école et ce plus que deux jours. Dans ma tête, ma vie aurait continué d'être des plus banales en période scolaire: me préparer, préparer mes enfants, nous dépêcher pour être à l'heure à l'école et à la crèche, souffler un peu, prendre ma classe, récupérer les enfants. .. la course mais c'est comme ça que je l'aime ma vie.
En ce moment, mon corps n'est plus aussi opérationnel, en proie à ce virus, le pauvre, il fait ce qu'il peut pour nous défendre alors pour essayer de me remonter le moral, qui je l'avoue n'est pas très haut, je pense à toutes les choses que j'ai hâte de pouvoir refaire:
- voir le sourire de ma fille quand je vais la récupérer dans son lit le matin et l'écouter me dire "coucou maman"
- lire une histoire avec mon fils le soir dans son lit cabane,lui blotti dans mes bras, puis à la fin m'entendre dire "un câlin,un bisou" et s'amuser à se faire la liste de "je t'aime plus que...". J'adore lui dire que je l'aime plus que les dragibus noirs...
- aller me balader en vélo avec mon mari et mes enfants
- marcher en forêt un dimanche matin, main dans la main avec les personnes qui comptent pour moi le plus au monde, admirer le soleil qui se dessine entre les feuilles,
- sentir l'odeur enivrante d'une rose rouge
- cuisiner de bons légumes et relever le défi de les faire manger par tous
- scrapper mes photos de vacances et avoir l'impression de revivre ces moments
- penser à la façon dont je vais préparer tel ou tel cours
- enfiler mes baskets et aller décharger tout ce que je ressens sur le sentier qui s'offrira à moi
- faire de la pâtisserie
- caresser un chien, le sentir poser sa tête contre ma jambe en signe de contentement
- me blottir dans les bras de mon mari car c'est le lieu où je me sens le plus en sécurité ( vous aussi vous avez la version super héros? Dans ses bras,rien ne peut vous arrivez)
- reprendre ma vie là où j'ai été contrainte de la laisser le 2 septembre.

Point final.